Méthode Intermédiaire (page 2)

Une fois que tous les sons synchrones d'une cassette de télécinéma ont été resynchronisés... Abracadabra ! Alors que le tournage s'est fait sans time code, les images se sont vues attribuer un time-code arbitraire par le labo au moment du télécinéma, et maintenant, les sons synchrones sont positionnés aux mêmes time codes... Comme si le tournage avait été fait au time code.
Mais la post production est loin d'être teminée.

Traîtement de l'image

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Traîtement du son

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Les sons synchrones doivent maintenant être reportés sur les pistes longitudinales (A1 et A2) de la cassette vidéo de télécinéma, pour que le monteur image puisse entamer son travail.

Pour ce faire, les sorties analogiques (stéréo) du DtD sont connectées aux entrées A1 et A2 du magnétoscope. Je vous conseille d'enclencher la fonction Dolby NR du magnétoscope pour améliorer le son (réduction de bruit Dolby C).
 


     
 
Un point d'entrée d'enregistrement (IN point) est programmé sur le magnétoscope, quelques images en amont du tout premier son à transférer. Le mode d'édition à sélectionner est INSERT + A1 et A2 (en ASSEMBLE, on écraserait la vidéo !!!)  

 

vue du sélecteur de mode d'édition

  Il ne reste plus qu'à appuyer sur le bouton EDIT du magnétoscope. Celui-ci va faire un pre-roll (reculer d'environ 5 à 10 secondes), puis se mettre en lecture. Le DtD va se vérouiller au time code entrant, et sera donc synchrone aux images. Au time code du point IN, le magnétoscope bascule en enregistrement sur les deux pistes audio longitudinales. En admettant que vous aviez vérifié vos niveaux de modulation avant le transfert, vous pouvez aller boire un café pendant que les sons se reportent sur la cassette.

NOTE : Vous êtes censé coucher un 1 kHz à 0 VU sur les canaux son pendant la mire de barre (début de cassette) pour que le monteur puisse procéder à un alignement de son matériel, ou tout simplement en guise de référence de niveau pour toute autre opération.

C'est un jeu d'enfant que de générer une sinus à 1 kHz depuis le DtD, et de caler son niveau de sortie de manière à ce qu'elle module à 0 VU côté magnétoscope.

Le problème, c'est qu'il vaut mieux que ce 1 kHz reflète aussi le niveau RMS de votre son synchrone, de manière à ce que lui aussi soit correctement modulé. Comme la valeur en dB FS * à laquelle le 0 VU correspond est arbitraire en numérique, je ne peux qu'indiquer une valeur passe partout.

  * Full Scale : l'échelle de niveau graduée en négatif propre au numérique. Elle est graduée en négatif depuis le 0 parce que cela correspond au plus haut niveau électrique que le convertisseur A-->D ou D-->A peut représenter.

Si vous générez le 1 kHz entre -8 et -14 FS depuis le DtD, pour que ça module à 0 VU côté magnétoscope, tout devrait bien se passer par la suite. Effectivement : la plupart des prises de son en cinéma ont pas mal de dynamique, si les plus hautes crêtes du son synchrone ont été enregistrées à 0 dB FS sur le DtD (ce qui devrait être le cas), le niveau moyen (RMS) du signal devrait osciller entre -8 et peut-être -20 FS dans le pire des cas.

Le monteur peut enfin récupérer la (ou les) cassette(s) et entamer son montage. Comme il peut s'écouler quelques jours, voire quelques semaines avant que son travail ne puisse être exploité en retour par le monteur son (les sons synchrones auront été manipulés en même temps que les images, donc, ils auront changé d'emplacement !), que faire du disque dur plein de sons du DtT ?

La soluion idéale, c'est le disque dur en tiroir extractible. Je suis contre l'utilisation des disques durs en stockage à long terme (plus de quelques mois) mais ici, puisque les délais de manipulation sont courts, ils sont tout indiqués. La séance (tous les fichiers sons synchrones synchronisés et les sons seuls) peut entièrement être contenue sur un disque, mis de côté pendant qu'on passe à un autre projet.

Solution idéale bis : le backup sur disque magnéto-optique.

Admettons que vous n'ayez pas de tiroir extractible (sale pauvre !!!).

Il faut alors que vous "vidangiez" le contenu du disque dur sur un support capable d'enregistrer à la fois l'audio et le time-code. Puisque vous avez fastidieusement réussi à synchroniser les sons synchrones avec le time-code de télécinéma, ce serait dommage que cette relation soit de nouveau perdue.

  Il vous faut pour cela un magnétophone stéréo (ou multi-canal si le son synchrone a été enregistré sur un tel support) synchronisable. Et si possible, pour éviter des conversions inutiles, qu'il soit numérique. Il peut très bien s'agir d'un magnétophone analogique 1/4" time code central, mais le son passera par deux étapes de conversion : D-->A et, plus tard, A-->D... Pas vraiment souhaitable !

Ce magnétophone va enregistrer la sortie numérique de votre DtD en même temps que les adresses de time-code patiemment trouvées. Ce support permettra par la suite de "recharger" le disque dur avec l'audio et ses adresses, comme si rien ne s'était passé, comme si vous étiez resté sur le même projet entre-temps.

Notez que le transfert du son synchrone et la "vidange" de l'audio et du TC sur le "magnéto de sauvegarde" peuvent se faire en même temps. (voir schéma ci-contre)
 
       
  Le support de sauvegarde ainsi obtenu devrait s'appeller "support d'autoconformation". Comme il s'agit bien souvent de cassettes DAT (beurk !!!), on les nomme à ce moment là "autoconform DATs" (en anglais).