Méthode Intermédiaire (page 3)

Il est temps de passer au montage image et son synchrone ! Si vous avez lu (j'espère bien) les pages concernant le tournage d'un film, ce qui va suivre vous semblera familier...

Traîtement de l'image

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Traîtement du son

Le monteur récupère maintenant les cassettes de télécinéma. Il va pouvoir procéder à son travail artistique, à l'aide d'un banc de montage vidéo ou d'un banc de montage virtuel (une fois ces cassettes numérisées), assemblant les images et les sons dans un certain ordre. Bien qu'il ne manipule pas les images et les sons pleine qualité (le négatif original est toujours au labo / le son est toujours chez le monteur son, sur disque dur ou support d'autoconformation), l'essentiel (la vérité ?) est ailleurs : en faisant son travail de montage, il construit petit à petit une EDL.
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Une fois que le monteur a fini son travail sur une scène (voire sur tout le film), il suffit de faire parvenir l'EDL au labo, qui effectue la conformation négatif : ils analysent les TC déterminant les montages dans l'EDL, et les répercutent sur le négatif.

Le négatif est maintenant conforme au travail du monteur. Il ne reste plus qu'à étalonner l'image : revoir l'équilibre des couleurs et le contraste/luminosité de chaque plan, pour qu'ils se raccordent bien les uns à la suite des autres.

l'image du film est fin prête !

Le monteur son récupère l'EDL sur disquette et la charge dans son DtD. Le logiciel "sait" alors où se trouve chaque portion de son utilisée par le monteur image.
Mais pour l'instant, le disque dur du DtD ne comporte aucun de ces sons (plusieurs jours s'étant écoulés entre ce que nous avons vu à la page précédente et le moment où l'EDL du monteur image est fin prête) !

* Si le travail de synchro du son synchrone avait été fait sur disque dur extractible (ou un backup effectué sur disque magnéto-optique) : il suffit d'ouvrir la séance au stade où elle avait été quittée, puis de procéder à l'autoconformation de l'audio...

Sur un logiciel de montage son professionnel, un seul clic de souris suffit pour conformer l'audio : le logiciel dispose alors les fichiers son conformément à l'EDL. On peut même spécifier que celui-ci prenne un peu de "rab" de son avant et après le point de montage de l'EDL, pour effectuer, par exemple, des cross-fades plus longs que ceux que le monteur avait effectués.

Les fichiers sons qui ne figurent pas dans l'EDL (prises non retenues par le monteur image, par exemple) peuvent être, au cas par cas, purgés du disque dur, ou conservés pour une utilisation ultérieure.
   
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Si un support d'autoconformation avait été enregistré, il faut maintenant "ré-enregistrer" l'audio aux mêmes time-codes sur le disque dur.
Pour cela, la sortie audio numérique du lecteur de support d'autoconformation doit être reliée à l'entrée numérique du DtD. La sortie time code du lecteur doit aussi alimenter l'entrée TC du DtD, qui se synchronisera presque immédiatement dessus.

Comme dans le cas précédent, un logiciel de montage son professionnel peut conformer le son en un seul clic de souris : le logiciel se lance alors en lecture dès qu'il reçoit le time code du lecteur son, et attend qu'un son "l'intéresse" par rapport à l'EDL pour basculer en enregistrement, reportant ainsi seulement sur le disque dur, les sons concernés par l'EDL. On peut là aussi spécifier que celui-ci prenne un peu de "rab" de son avant et après les positions de début et de fin EDL, pour reprendre les cross-fades.

Là encore, les prises de son qui ne figurent pas dans l'EDL peuvent être chargées aussi, mais il faudra le faire manuellement, comme tout enregistrement normal sur le disque dur.

Il existe une variante "de luxe" de ce principe, si le DtD est capable de piloter le lecteur via Contrôle Machine 9-Broches. Dans ce cas, plutôt que d'attendre que les sons concernés par l'EDL veuillent bien "passer" pour les enregistrer, le DtD repère le premier élément son dont il a besoin dans l'EDL (premier au sens TC le plus petit, pas par rapport à la position du son dans la scène), et demande via CM9-br. au lecteur de se caler quelques secondes en amont de l'adresse correspondante. Puis le lecteur est mis en lecture (toujours via CM9-br), le DtD se vérouille dessus, et bascule en enregistrement au moment voulu. Une fois le son enregistré, le DtD passe au suivant selon la même procédure.

Une fois que la conformation son a été effectuée, le monteur son peut se consacrer aux autres sons que ceux du tournage (dialogues refaits, bruitages, ambiances, musiques), pour constituer la bande-son totale du film. Il ne "restera plus" qu'à mixer le tout.
Le mixage peut être envisagé de deux façons...

Soit en "emportant la séance" sur support de mémoire de masse (disque dur extractible ou backup fait sur disque magnéto-optique) dans un auditorium équipé du même DtD. Ils auront au moins une interface utilisateur hardware, permettant de gérer plusieurs faders en même temps ! La variante serait d'amener les sorties audio du DtD dans une console de mixage dédiée.

L'autre solution consiste à "reporter" les sons une fois montés sur un support audionumérique multi-canal : DASH 48 pistes, plusieurs cassettes DA-88 huit-pistes, plusieurs disques MO Genex 8000 huit pistes, etc...
Ce support alimente alors une console de mixage dédiée.
Pour l'instant, cette solution est vraiment la plus souple, puisqu'elle élimine tout problème de compatibilité entre logiciels de montage et de mixage. Tous les audis de mixage sont équipés pour lire du DASH 48 pistes et du DA 88, et ils se mettent de plus en plus au format Genex.


A partir de là, les plus perspicaces auront constaté qu'il ne reste plus qu'à envisager l'exploitation du film, et nous avons déjà couvert le sujet dans l'explication consacrée à la Méthode Traditionnelle.